Journée de l'Enfant Africain (JEA)

I- HISTORIQUE DE LA JOURNEE DE L’ENFANT AFRICAIN ET DU PARLEMENT DES ENFANTS

    En mémoire du massacre d’enfants innocents à SOWETO en 1976, par le régime raciste d’apartheid alors au pouvoir en Afrique du Sud, la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), aujourd’hui Union Africaine (UA), a institué à travers sa Résolution CMRes-1290 (XL) du 18 juillet 1990, une Journée de l’Enfant Africain qui se célèbre le 16 juin de chaque année.
En effet, au plus fort de la mise en œuvre de la politique d’apartheid, des milliers d’élèves sud-africains noirs ont été massacrés à Soweto alors qu’ils manifestaient pour protester contre la qualité inférieure de leur éducation et pour exiger que l’on respecte leur droit à un enseignement dispensé dans leur propre langue. Des centaines de jeunes garçons et filles ont été blessés par balles et au terme des deux semaines de protestation, une centaine de personnes ont été tuées et plus de 1 000 blessées. Parmi les premières victimes, un jeune Noir nommé Hector PATERSON.
    Le régime de l’Apartheid a voulu, à cette époque, concevoir une véritable politique d’éducation raciste spécialement pour les autochtones, basée sur l’apprentissage et l’enseignement d’un dialecte, sans aucune autre langue vivante ; ceci non seulement pour les maintenir en seconde classe par la limitation du savoir, mais aussi pour déraciner tout un peuple de son histoire et de sa culture, pour le dominer sur plusieurs siècles.
   Célébrée depuis l’année 1991, la Journée de l’Enfant Africain offre l’occasion de se remémorer ces tristes événements, le 16 juin de chaque année. Dans le souci de marquer de façon particulière chaque célébration, il est retenu par l’Union Africaine une thématique autour de laquelle sont organisées, au niveau de chaque Etat, les manifestations y afférentes.
   Il importe de rappeler que des temps forts ont précédé la décision de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) d’instituer une Journée de l’Enfant Africain, marqués notamment par l’adoption en 1990 de la Charte africaine des Droits et du Bien-Etre de l’Enfant. Cette Charte s’est inspirée de la Convention onusienne relative aux droits de l’Enfant, adoptée en 1989.

II- OBJECTIFS
Objectif général
Mobiliser la communauté nationale autour de la problématique de la protection, du respect, de la promotion et de la réalisation des droits des enfants .
Objectifs spécifiques
• Sensibiliser sur les droits, les capacités et les potentialités des enfants et attirer l’attention sur la situation de ceux qui sont particulièrement vulnérables à la marginalisation et/ou à la violence ;
• Vulgariser les instruments nationaux et internationaux de protection de l’enfant et promouvoir une meilleure compréhension des implications pratiques des différentes obligations qu’ils comportent ;
• Susciter l’engagement des administrations publiques et privées ainsi que des partenaires, à mener des actions synergiques garantissant la réalisation des droits des enfants;
• Identifier des mécanismes et stratégies efficaces de prévention et de prise en charge des atteintes aux droits de l’enfant ;
• Organiser les activités célébrant la JEA à travers le pays.


III- STRATEGIES
• Communication pour le développement / «C4D» (Communication for développent);
• Renforcement des capacités des familles et des communautés;
• Renforcement du partenariat entre les intervenants publics et privés ;
• Plaidoyer ;
• Sensibilisation.


IV- ACTIVITES
• Réunions préparatoires ;
• Sélection des Députés Juniors ;
• Plaidoyer pour une action synergique dans la promotion et la protection des enfants ;
• Lancement officiel de la JEA ;
• Organisation des émissions radiodiffusées et télévisées sur le thème et ses sous-thèmes ;
• Confection et diffusion des supports de sensibilisation (spots, banderoles, dépliants et affiches) en rapport avec le thème ;
• Organisation des conférences, des causeries éducatives et des tables rondes ;
• Organisation des activités socioculturelles et sportives ;
• Organisation de la session du Parlement des Enfants.


V- PARTENAIRES
Assemblée Nationale, Services du Premier Ministre, MINEPAT, MINJUSTICE, MINAT, MINDDEVEL, MINFI, MINREX, MINDEL (SCRA), MINEDUB, MINESEC, MINJEC, MINSEP, MINSANTE, MINPROFF, MINCOM, MINCULT,DGSN,SED, CNLS, DG Impôts, DG Douanes, Coopération Française, ARMP, FEICOM, PNUD, UNICEF, OMS, UNESCO, ALES/FAIRMED, CNDHL, CNUDHD, SIGHTSAVERS, OIT (Bureau sous-régional), IAI, HCR, OIM, Fondation Chantal BIYA, CERAC, Synergies Africaines, Plan Cameroun, CRS, CARE Cameroun, SOS Kinderdorf(VSOS/Cameroun), CRTV , SOPECAM, CERAS, IRONDEL, Communautés religieuses, OSP, ONG, Associations, et organisations de la société civile d’encadrement des personnes handicapées familles, leaders d’opinion et autres.

 

CONTACTS

Ministère des Affaires Sociales, Yaoundé, Avenue Marchand, Derrière le Musée National B.P 15 868 Cameroun

  • Téléphones: (+237) 222 222 958 / 222 231 107/ 222 232 483 / 699 712 527
  • E-mail: infos@minas.cm Fax : (+237) 222 231 162

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