Lutte contre les Fléaux Sociaux

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I- Problématique

    L’un des constats dégagés dans le cadre de l’évaluation du Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP), est le développement de certains fléaux sociaux émergents tels que le phénomène des Sans Domicile Fixe (SDF), celui des Enfants de la Rue (EDR), l’abandon, l’exploitation et le trafic des personnes spécifiquement des enfants et des femmes, la pédophilie, la cybercriminalité, les abus physiques sur les personnes handicapées et âgées, la drogue et la toxicomanie, etc.
    Des fléaux dont la propagation considérablement grève considérablement les budgets alloués aux secteurs sociaux, remettant ainsi en cause leur efficacité au regard des ressources financières massives parfois injectées pour juguler ces problèmes.
    Fort de ce constat, le gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision de développement à l’horizon 2035, s’est fixé entre autres objectifs à travers le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE), de prendre des mesures pour améliorer les conditions de vie des populations vulnérables, en vue de  disposer d’un capital humain solide et capable de soutenir la croissance.
    Cette volonté marquée passe dès lors par une prévention et une réduction substantielle des fléaux sociaux qui sont de nature à maintenir et à  accroître la fracture sociale et à reléguer au banc de la société des hommes et des femmes dont la contribution pourrait être déterminante en vue de l’émergence de notre pays à l’horizon 2035. Il s’agit de mener une lutte synergique et efficace contre les fléaux sociaux dont les tentacules touchent tous les secteurs de la vie socio-économique. Or, lutter  contre ces fléaux sociaux  participe de la lutte contre les exclusions sociales, ces derniers (fléaux sociaux) constituant des facteurs et/ou des déterminants de l’exclusion et de la fracture sociale.

    II- Orientations de politique et d’actions

      C’est dans ce contexte et en application des dispositions du décret 2011/408 du 08 décembre 2011 qui attribue entre autres missions au Ministère des Affaires Sociales la lutte contre les Exclusions Sociales et la facilitation de la Réinsertion sociale qu’il s’est engagé la voie de la  sensibilisation des populations et de mobilisation communautaire autour de la lutte contre les fléaux sociaux.
      L’accès des populations à ces informations devrait permettre de réussir une adhésion de ces dernières aux actions menées dans le cadre de la prévention et de la lutte contre les fléaux sociaux et donc plus d’efficacité dans les initiatives gouvernementales visant l’insertion et réinsertion socioéconomique des victimes desdits fléaux. Car malgré l’existence d’un dispositif préventif et coercitif, de nombreux camerounais, au rang desquels des enfants, continuent à être victimes des effets néfastes des fléaux sociaux.
      En effet l’ignorance des populations apparait comme l’un des facteurs favorisant l’expansion de la traite, du trafic et abus sur personnes physiques dans notre pays. Certaines coutumes ou traditions prêchent la culture du silence et ne favorisent pas la dénonciation des cas aussi bien par les victimes que par leur entourage. En outre la crédulité de certains parents en zone rurale les emmène souvent à confier leurs enfants à des parents ou autres « bienfaiteurs », censés s’occuper de leur encadrement ou de leur scolarisation en ville, pour un résultat qui est souvent désastreux au final.
      Face à cette situation, le gouvernement a élaboré  un plan stratégique national de prévention des incapacités et de lutte contre les fléaux sociaux  qui porte  sur une définition claire des missions assignées aux différents départements ministériels concernés, sur le développement des partenariats et sur la mise en œuvre des Programmes et projet
      La lutte contre les fléaux sociaux  se positionne désormais comme un élément essentiel de cette mission globale de protection et de  promotion des droits des Personnes Socialement Vulnérables , considéré comme une ressource, un potentiel à promouvoir et une pépinière dont dépend l’avenir de la nation toute entière.
      La stratégie du MINAS qui s’inscrit dans le cadre d’un plan national de lutte, s’inscrit dans trois dimensions essentielles que sont : la prévention, la prise en charge des victimes, l’accompagnement, la  réhabilitation et  la réinsertion sociale.
      En effet, l’ignorance des populations apparait comme l’un des facteurs favorisant l’expansion de la traite, du trafic de tout ordre dans notre pays. Certaines coutumes ou traditions prêchent la culture du silence et ne favorisent pas la dénonciation des cas aussi bien par les victimes que par leur entourage. En outre, la crédulité de certains parents en zone rurale les emmène souvent à confier leurs enfants à des parents ou autres « bienfaiteurs », censés s’occuper de leur encadrement ou de leur scolarisation en ville, pour un résultat qui est souvent désastreux au final.

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