Lutte Contre l'Exclusion Sociale

  • PDFImprimerEnvoyer

I- Présentation

L’exclusion sociale découle de l’incapacité pour les individus, groupes ou communautés, à s’adapter aux exigences sociales. Ainsi pris globalement, le phénomène touche plusieurs types de cibles qui ne sont pas l’objet de l’attention du seul Ministère des Affaires Sociales. Autrement dit, la lutte contre l’exclusion sociale est une entreprise transversale et multisectorielle, elle concerne le Gouvernement en entier.
En effet, l’exclusion sociale apparaît comme un processus de disqualification sociale qui se caractérise par la dépendance des exclus vis-à-vis du groupe, de la famille ou de la tribu. De ce point de vue, elle induit pour le développement de notre pays des coûts économiques, sociaux et politiques que seule la solidarité nationale peut minimiser.
Le Décret N° 2011/408 du 09 Décembre 2011 portant Organisation  du Gouvernement définissant les missions du Ministère des Affaires Sociales, le charge entre autres «de la lutte contre les exclusions sociales en liaison avec les Ministères  concernés. »
La lutte contre l’exclusion va donc être l’ensemble des mesures envisagées ou prises en vue de l’insertion, la réinsertion socio-économique des populations cibles, d’où le caractère transversal et multisectoriel de celle-ci.

II- Description et caractéristiques des cibles

L’observation de la société camerounaise nous révèle les catégories suivantes des groupes sociaux pouvant être victimes de l’exclusion sociale ou menacées par ledit phénomène. Il s’agit des :
- personnes handicapées ;
- enfants en situation difficile (enfants séparés de leurs parents, enfants abandonnés, enfants en conflit avec la loi, enfants orphelins ou vulnérables du fait du VIH/SIDA ;
- détenus ;
- personnes ayant besoin d’une protection spéciale (albinos, lépreux-blanchis, personnes âgées, les personnes vivant avec le VIH/SIDA, les grands malades) ;
- personnes inadaptées sociales (les prostitués, les toxicomanes) ;
- populations marginales (Pygmées, Bororo, Montagnards, itinérants, Peuhl nomades, populations de criques) ;
- chômeurs et les déflatés ;
- indigents ;
- victimes des sinistres et des catastrophes ;
- personnes déplacées.
Ces populations se caractérisent par :
- La précarité ;
- Le manque de protection d’ordre juridique et sécuritaire ;
- Les difficultés d’accès à l’éducation ;
- Les problèmes d’accès aux soins de santé ;
- Le manque d’emploi.
Toutes ces entraves à l’épanouissement privent la société d’importantes ressources humaines sur le chantier du développement. A l’ère des grandes réalisations, il faut se féliciter de ce que le Cameroun se soit doté pour les besoins de la cause, d’une Constitution qui protège aussi bien les minorités que les enfants. Or, le sort de l’homme constituant la préoccupation centrale du Gouvernement, il est logique d’examiner les mesures prises dans le cadre de la lutte contre l’exclusion sociale.

III- Orientation de politique et mesures prises pour lutter contre l’exclusion sociale

    Pour répondre aux attentes qui découlent de cette situation,  le Ministère des Affaires Sociales a défini comme orientations stratégiques de son système d’intervention sociale, deux composantes organisationnelles de services sociaux :
    -    La mise en place des institutions spécialisées en liaison avec les besoins spécifiques et les problèmes sociaux vécus par les bénéficiaires (institutions de rééducation, d’encadrement des enfants, de réhabilitation des personnes handicapées, d’intégration sociale, les services d’action sociale spécialisés, et les centres sociaux) en liaison avec les communautés de base ;
    -    La promotion des interventions des acteurs de la société civile nationale et internationale  (Œuvres Sociales Privées, Organisations Non Gouvernementales, Associations, Acteurs économiques, organismes internationaux) qui contribuent à l’amélioration des conditions de vie des individus et des groupes et communautés  défavorisés.
    Il s’agit concrètement pour le MINAS,  en matière de lutte contre l’exclusion des populations vulnérables,  de :
    -   Dresser un filet de sauvetage au profit des inadaptés sociaux ;
    -   Favoriser l’engagement de l’ensemble de la société aux côtés de l’Etat, de manière à réduire les inégalités sociales ;
    -    Satisfaire les besoins et promouvoir l’auto organisation des goupes et communautés.
    L’identification des cibles et de leurs caractéristiques  amène le Gouvernement à prendre les mesures législatives, réglementaires et institutionnelles conformément à la Constitution du Cameroun qui affirme l’attachement du peuple Camerounais aux libertés fondamentales inscrites dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la Charte des Nations-Unies, la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, les Conventions Internationales relatives à la non discrimination dûment ratifiées par le Cameroun. Les mesures visant la lutte contre ce phénomène sont donc fonction des spécificités de chacune des cibles et se matérialise dans le cadre de la solidarité nationale.
    En choisissant cette stratégie, le Ministère des Affaires Sociales reste conforme aux conclusions du Sommet Mondial sur le Développement Social de 1995 à Copenhague et au 8ème Objectif du Millénaire pour le Développement qui présente la solidarité internationale comme une des stratégies d’atteinte efficace des OMD d’ici 2015. La création d’un système de solidarité nationale vise ainsi à mutualiser les efforts respectifs des différents acteurs sociaux nationaux ainsi que ceux de leurs partenaires bi et multilatéraux, dans la recherche des solutions efficaces aux problèmes des exclus sociaux, ceci à travers un partenariat fonctionnel et multisectoriel.
    C’est dans l’optique de rendre opérationnelle cette stratégie que s’est tenu du 21 au 24 juin 2005 à Yaoundé, le Premier Forum sur la Solidarité National au Cameroun. Des acteurs venus de tous les secteurs de la vie socioéconomique nationale et les partenaires au développement ont ainsi pu d’une part, s’imprégner de la situation des exclus sociaux au Cameroun et de l’urgence de leurs problèmes, et d’autre part contribuer au choix des priorités et des orientations d’actions à court, moyen et long termes à travers des recommandations pertinentes.
    A l’issue du Forum, une matrice de mise en œuvre de ces recommandations a été élaborée, regroupant celles-ci en trois composantes relatives aux domaines suivants :
    - Le renforcement et l’amélioration de la législation et de la réglementation favorables aux catégories  vulnérables ;
    -  L’amélioration du cadre institutionnel de protection sociale desdites catégories ;
    - Le renforcement, la rationalisation et la diversification du partenariat et de la coopération dans la prise en charge des préoccupations des victimes de l’exclusion.
    A travers de hautes instructions datées du 13 janvier 2006, le Premier Ministre Chef du Gouvernement a ordonné la mise en œuvre de cette matrice.
    Plusieurs actions en faveur des cibles ont ainsi été menées et des mesures prises en application desdites instructions.

    Langue

    Français (Fr)

    Recherche

    Calendrier

    juin 2018
    lmmjvsd
    123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    252627282930

    Statistiques de Visites

    mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
    mod_vvisit_counterAujourd'hui306
    mod_vvisit_counterHier815
    mod_vvisit_counterCette semaine1804
    mod_vvisit_counterSemaine dernière5410
    mod_vvisit_counterCe mois15246
    mod_vvisit_counterMois dernier22239
    mod_vvisit_counterTotal depuis mai 2011878989

    Qui est en ligne ?

    Nous avons 23 invités en ligne